Criminalisation des défenseurs dans le Nord de Huehuetenango

Au Guatemala, les leaders communautaires autochtones qui s’engagent pour le respect des droits de leur communauté prennent le risque d’être criminalisés. Ceci signifie que des plaintes pénales sont déposées contre eux, souvent sur la base de preuves fallacieuses. Certains se retrouvent en détention préventive pendant des mois.

ACOGUATE, notre partenaire auprès duquel trois Suisses-ses effectuent en ce moment des missions d’accompagnement international, accompagne certains d’entre eux dans le département de Huehuetenango, au nord du Guatemala. Un article fouillé vient de paraître qui décrit cette stratégie de criminalisation à l’image des cas de plusieurs défenseurs des droits de l’homme.

“Depuis le début de cette année, huit défenseurs des droits humains et de l’environnement du nord de Huehuetenango accompagnés par ACOGUATE se trouvent en détention préventive. Dans la cas du procès contre Saúl Méndez et Rogelio Velázquez, de Barillas, les débats publics oraux ont repris le 1er septembre 2015 dans le département voisin de Quetzaltenango. Les procès intentés contre Francisco Juan Pedro (Chico Palas), Adalberto Villatoro (Don Tello), Arturo Pablo Juan, et Ermitaño López (Don Taño), de Barillas, et Domingo Baltazar et Rigoberto Juárez, de Santa Eulalia, se trouvent dans la phase intermédiaire et les débats publics et oraux sont attendus dans les prochains mois. Dans aucun des cas, les juges n’ont octroyé la liberté conditionnelle aux accusés.”

Lire la suite de l’article (en espagnol): http://acoguate.org/2015/09/07/criminalizacion-de-defensores-en-el-norte-de-huehuetenango/

Guayabo al Guayabo[1] : de l’espoir à la désillusion

La communauté acceuille la délégation  ©Tatiana Rodriguez/2015

La communauté accueille la délégation ©Tatiana Rodriguez/2015

Le matin du 3 mars 2015, tout est en place. La communauté, pleine d’espoir, est réunie et l’un des leaders s’est rendu sur les berges du fleuve Magdalena Medio pour accueillir les représentants de la Defensoria del Pueblo de la région du Magdalena Medio, l’organe étatique chargé de surveiller le respect des droits de l’Homme et de favoriser leur mise en place. La communauté attend avec impatience cette réunion agendée suite à l’émission d’un avis de risque par la Defensoria concernant la communauté. « Enfin, enfin quelque chose de positif. Dieu sait ce qu’il fait ! C’est un signe que les choses commencent à changer ! », déclare l’un des leaders de la communauté. Malgré les appréhensions, on sent la motivation de la communauté et la bonne humeur règne.

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