#Somos como tú

Wir sind wie du. So der Titel einer regionalen Kampagne, welche Pensamiento y Acción Social (PAS), Partnerorganisation von Peace Watch Switzerland in Kolumbien, in Zusammenarbeit mit mehreren lokalen sozialen Organisationen lanciert hat. Im Rahmen der Kampagne sind im Monat November 2018 verschiedene Aktionen in der Region Magdalena Medio geplant. Die Hauptpersonen an diesen Aktionen sind Vertreterinnen und Vertreter der von PWS begleiteten bäuerlichen Gemeinschaften El Guayabo, Bella Unión, Las Pavas, El Garzal und Nueva Esperanza. Für die Kampagne haben sie T-Shirts mit der Aufschrift “Somos como tú” gefertigt, die sie alle mit Stolz tragen. Continue reading

Ríos para la vida, no para la muerte

In ihrem Beitrag vom 6. November 2016 berichteten die Freiwilligen von PWS über die Situation der Anführerinnen, der durch die Folgen des Wasserkraftwerks Hidrosogamoso negativ betroffenen Dorfgemeinschaften. Zu dieser Zeit wurde eine mögliche Begleitung durch PAS/PWS evaluiert. Mittlerweile ist daraus eine regelmässigere Begleitung entstanden. Konkret werden heute die Frauen des Movimiento Social en Defensa del Río Sogamoso y Chucurí in ihrem Kampf um ihr Recht und für Gerechtigkeit durch die beiden Organisationen begleitet. Wie im Fall der anderen Gemeinschaften bedeutet dies, ihre Anliegen und Nöte im In- und Ausland sichtbar zu machen, sowie die physische Begleitung z.B. bei Behördengängen, zu Treffen mit anderen Organisationen oder zu Anlässen. (Zu einem späteren Zeitpunkt möchten wir in diesem Blog berichten, wie es den Frauen heute geht, wo sie in ihrem Kampf stehen und wie sie ihre Zukunft sehen. Dafür werden wir eine der Leaderinnen besuchen und interviewen).

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Honduras, une guerre qui ne dit pas son nom

(Deutsch unten)

Quand on parle du Honduras en Suisse, la première image qui vient à l’esprit, pour le moins à ceux et celles qui savent que le Honduras existe, est celle de la criminalité et surtout des maras. Ces images de membres de gangs aux visages tatoués s’est imprimé dans l’inconscient collectif. Ces gangs sont présentés par le gouvernement et par certains médias comme la source principale des problèmes du pays et des « trains de migrants » qui se dirigent vers le nord principalement aux États-Unis. Sans nier la réalité des problèmes engendrés par ces bandes criminelles, ce que nous en avons vu nous amènent à une vision plus complexe et plus nuancée des causes de cet exode massif. Continue reading

La liberté sinon rien

GUATEMALA. Dans un article précédent, je vous avais parlé de la communauté indigène de Corozal Arriba, située dans une zone frontalière avec le Honduras, engagée dans la lutte pour la récupération de ses terres et victime de violence et de criminalisation. Je vous avais également parlé d’innocents placés en détention provisoire pour un crime qu’ils n’ont pas commis et dans l’attente du procès depuis une année. Et bien, le jour du procès a fini par arriver. Les accusés ont fait leur déclaration, les premiers témoins ont été entendus et le calendrier des prochaines audiences a été publié. On pourrait penser à priori qu’il s’agit de la dernière ligne droite, mais en réalité, c’est plutôt un marathon qui s’annonce pour les détenus, leurs familles et la communauté de Corozal Arriba. Continue reading

Kriminalisierung des Ch‘orti‘-Volkes

GUATEMALA. Statt mit ihren Familien verbringen José, Melvin und Ignacio ihre Festtage im Untersuchungsgefängnis Los Jocotes in Zacapa. Am 19. Mai 2017 wurden José Mendez Torres, indigener Bürgermeister von Corozal Arriba sowie der Schatzmeister derselben Gemeinschaft, Melvin Álvarez García, verhaftet. Am 9. Juni nahm die Polizei (PNC) in der Gemeinde La Union, Departement Zacapa, Ignacio Sacarías Vasquez und bis Dezember 2017 vier weitere Dorfbewohner fest.

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Una comunità indigena criminalizzata

Corozal Arriba: dalla gioia alla tragedia

La storia del popolo Maya Ch’orti percorre i secoli e ancora le sue radici nelle civiltà che precedettero l’invasione spagnola. La sua distribuzione geografica attraversa le frontiere che dividono gli Stati di Guatemala, Honduras e El Salvador. Per quanto riguarda la storia recente, il popolo Maya Ch’orti condivide con gli altri gruppi etnici originari del Guatemala diverse lotte politiche e sociali: la rivendicazione di riconoscimento in quanto popoli indigeni, il processo di memoria storica e giustizia transizionale per il genocidio subito durante la presidenza di Rios Montt (1982/83), la resistenza ai mega-progetti in campo idroelettrico ed estrattivo e la lotta per l’accesso alla terra in quanto proprietà collettiva dei popoli ancestrali per diritto di occupazione storica. Continue reading

Die Kriminalisierung der Ch’orti’ aus Corozal Arriba geht weiter

Am 19. Mai dieses Jahres wurden José Mendez Torres, indigener Bürgermeister von Corozal Arriba sowie der Schatzmeister der selben Gemeinschaft, Melvin Álvarez García, verhaftet. Am 9. Juni nahm die Zivilpolizei Guatemalas (PNC) in der Gemeinde La Union, Departement Zacapa, Ignacio Sacarías Vasquez und eine weitere Person fest. Die Gemeinschaft (Comunidad) Corozal Arriba ist eine von vielen Ch’orti’ Dörfern im Grenzgebiet zu Honduras und gehört zu einer Maya-Ethnie, die über 60’000 Menschen zählt. Corozal Arriba wird von COMUNDICH (Koordination von Verbänden und Gemeinschaften für die integrale Entwicklung der Ch’orti’) begleitet, einer zivilgesellschaftlichen Organisation ohne politische, kommerzielle oder religiöse Absichten. COMUNDICH gehören 48 indigene und bäuerliche Gemeinschaften an. Die Zusammenarbeit zwischen ACOGUATE und COMUNDICH besteht seit 2007.

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Bonnes nouvelles du Guayabo!

Magnifique nouvelle pour les habitant-e-s des communautés d’El Guayabo et de Bella Unión! Après plus de six mois, trois de leurs leaders, Eric, Jhon Fredy et Santos Peña ont pu rentrer à la maison et retrouver les leurs.

Depuis le mois d’avril, ces trois leaders se cachaient et n’osaient pas revenir chez eux en raison d’ordres de détention déposés par Rodrigo Lopez Henao auprès du ministère public. Cette démarche fait partie d’une stratégie de criminalisation des leaders communautaires et des défenseurs des droits de l’homme en les présentant comme des fauteurs de troubles violents. Après des mois de négociation entre leurs avocats et la procureure, mais aussi grâce à la pression constante d’organisations sociales telles que PAS et du bureau des Nations Unies pour les droits de l’Homme, le cauchemar a enfin pris fin pour ces leaders et leur famille.

A leur arrivée à El Guayabo, ils ont été accueillis par une foule enthousiaste. C’est aussi un immense soulagement pour leur femme et leurs enfants qui ont vécu de longs mois d’angoisse où ils ont dû en sus prendre en charge les travaux des champs. Peu après la publication de la nouvelle, les familles se sont longuement prises dans les bras, sous le coup de l’émotion. Une belle victoire pour El Guayabo et Bella Unión, pour le processus en cours contre le déplacement forcé de la communauté de ses terres et pour nous également, organisations de défense des droits humains.

Mais malgré cette immense joie, nous ne devons pas oublier que le quatrième leader, Alvaro García, reste emprisonné. Une audience prévue le 4 novembre a été à nouveau repoussée. Il restera donc visiblement détenu sans jugement jusqu’au début de l’année prochaine. Sa famille devra bien tristement passer les jours de Noël sans lui…