Justice pour El Guayabo?

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COLOMBIE. Lorsque nous arrivons à Puerto Wilches le 6 février à 9 heures du matin, la chaleur nous frappe sans merci. Nous nous dirigeons vers le quartier général de la police, où l’audience sur l’expulsion prévue de la population de Guayabo doit bientôt commencer. Rodrigo revendique le territoire d’El Guayabo et a déjà tenté, avec le soutien de la police et des paramilitaires, d’expulser la population de Guayabo (voir entrée de blog du 7 juin 2018). Nous sommes accompagnés par la coordinatrice du PAS, Maritza, et Gabriel, l’avocat de la communauté d’El Guayabo. Continue reading

Vivre à l’ombre d’un barrage

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COLOMBIE. Depuis 2016, Pensamiento y Acción Social (PAS) et Peace Watch Switzerland (PWS) accompagnent les représentantes du mouvement social de défense des rivières Sogamoso et Chucurí, qui fait partie de l’organisation nationale Ríos Vivos. Les femmes accompagnées viennent de différentes communautés paysannes et de pêcheurs sur les rives de ces deux rivières, mais elles ont aussi un autre point commun : elles sont affectées par le barrage Hidrosogamoso.

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Menschenrechte in der Krise

GUATEMALA. Seit dem 10. Oktober letzten Jahres bin ich nun Teil des Begleitprojekts ACOGUATE in Guatemala. Nicht nur für mich hat es sich um eine viel bewegte Zeit gehandelt. Guatemala befindet sich in einer politischen Krise. Im Jahr 2015 wurde der damalige Präsident Otto Pérez Molina durch den Druck der Strasse aus dem Amt gedrängt und Minuten nach seinem Rücktritt festgenommen. Der Grund: Korruption. Natürlich war das Problem damit nicht aus der Welt geschaffen. Vielmehr hat es mit dem aktuellen Amtsträger eine tragisch-komische Note bekommen.

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Detrás la imagen de una aparente democracia

El 29 de julio de 2018, la Comisión Interamericana de Derechos Humanos (CIDH) comenzó las primeras audiencias en Tegucigalpa en el marco de su visita oficial a Honduras. El objetivo de estas audiencias es conocer la situación actual y pasada del país con un enfoque particular, como su nombre lo indica, sobre los derechos humanos. El Comité de Familiares de Detenidos Desaparecidos en Honduras (COFADEH) ha estado activo durante más de 30 años defendiendo a personas cuyos derechos humanos han sido violados. El COFADEH se presentó con un grupo víctimas de los eventos que ocurrieron después del fraude electoral en diciembre de 2017. Continue reading

Derrière l’image d’une apparente démocratie

Le 29 juillet 2018, la Commission inter-américaine de droits humains (CIDH) a commencé à Tegucigalpa les premières auditions concernant sa visite officielle au Honduras. Ces entrevues ont pour but de connaître la situation actuelle et passée du pays avec un focus particulier, comme le nom de l’association l’indique, à propos des droits humains. L’association « Comité des familles de détenus disparus du Honduras » (COFADEH) est active depuis plus de 30 ans dans la défense de personnes dont les droits humains ont été bafoués. Ils sont venus accompagner un groupe de personnes ayant été victimes des événements survenus après la fraude électorale de décembre 2017. Continue reading

Santa Eulalia fête les dix ans de la consulta de Buena Fe

Le 29 août 2006, la municipalité de Santa Eulalia, dans le Nord du Guatemala, organisait la première consultation communautaire afin de se prononcer sur l’exploitation de son territoire. Dix ans plus tard,  un large public était réuni pour célébrer le dixième anniversaire de la consultation dans un contexte de criminalisation et de persécution des autorités ancestrales et des défenseur-e-s de l’environnement. Continue reading

Procès pour le génocide ixil : entre stagnation et commémoration

Le sort du procès historique contre l’ancien dirigeant militaire Ríos Montt et le chef d’intelligence militaire Rodríguez Sánchez est plus incertain que jamais. Les deux accusés font face à la justice pour décider de leur responsabilité en ce qui concerne les délits de génocide et de crimes contre l’humanité commis en 1982 et 1983. Après avoir été jugés en 2013, le Tribunal de Risque Majeur A avait déclaré coupable l’accusé Ríos Montt et l’avait condamné à une peine d’emprisonnement de 80 ans. Dix jours plus tard, la sentence était annulée et tout le processus était à recommencer.

À la cinquième tentative, le procès s’est rouvert près de trois ans plus tard, le 16 mars 2016 sous la direction du Tribunal de Risque Majeur B. La deuxième ronde du procès n’aura pas fait long feu. Le 4 mai 2016, le procès s’est vu nouvellement suspendu en cours de route en raison d’un recours qui devait être résolu pour continuer le procès. Les plaignants (AJR et CALDH) avaient interposé un recours pour séparer les cas de Ríos Montt et de Rodríguez Sánchez, qui étaient jugés conjointement. Pour des raisons de santé mentale, le tribunal a décidé que le procès de Ríos Montt devait se réaliser à huis clos, c’est-à-dire sans la présence du public ni de la presse. Conséquemment, ces conditions s’appliquaient aussi à Rodríguez Sánchez, malgré le fait qu’on ne lui ait pas déclaré de problème de santé mentale. Ainsi, le public et la presse ne pouvaient assister aux audiences de ce dernier accusé, ce qui violait le principe de publicité dont devraient bénéficier un procès portant sur des crimes de cette envergure.

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Des cimetières clandestins de l’armée guatémaltèque datant des années 1980 refont surface sur un institut de formation aux opérations de paix de l’ONU

20 ans après la signature des Accords de paix, suffisamment de preuves ont été collectées afin de juger 8 hauts gradés militaires responsables des crimes commis dans la base militaire ironiquement appelée Creompaz (Comando Regional de entrenamiento de operaciones de Mantenimiento de la Paz) entre les années 1978 et 1986. Le 6 janvier 2016, une vague d’arrestations en relation aux massacres datant des années 1980 dans les municipalités d’Alta et Baja Verapaz a secoué le pays. En début d’année, l’État guatémaltèque avait un mandat d’arrestation pour 22 militaires. Or, huit d’entre eux sont toujours en fuite et recherchés au niveau national et international. Ces captures représentent les plus importantes du genre au pays en ce qui a trait au nombre et au rang des militaires arrêtés. Le 7 juin 2016, la juge Claudette Domínguez a déclaré la résolution de l’étape intermédiaire du procès. 8 militaires, en prison préventive depuis le mois de janvier 2016, devront faire face à la justice lors d’un débat oral et public. Pour des raisons médicales, le militaire Luis Alberto Paredes Nájera devra quant à lui être jugé dans un processus judiciaire distinct. Deux autres, Ismael Segura Abularach et Gustavo Rosales García ont été libérés de manière immédiate suivant la résolution de la juge à leur égard. Les organisations plaignantes ont déjà rendu public qu’elles porteront en appel la décision de la juge à cet effet.

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Interventions de la Mission internationale «Justice pour Cáceres»

Suite à l’assassinat de Berta Cáceres, dirigeante du Conseil civique d’organisations populaires et indigènes du Honduras (COPINH), le 3 mars 2016, une Mission internationale « Justice pour Berta Cáceres »1, composée de 13 personnes de 6 pays d’Amérique et d’Europe, a visité le Honduras du 16 au 21 mars 20161. Ses travaux préliminaires réaffirment que le crime perpétré contre Berta Cáceres est un crime politique, et questionnent fortement l’attitude des autorités honduriennes dans un processus d’enquête totalement opaque.

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