Procès pour le génocide ixil : entre stagnation et commémoration

Le sort du procès historique contre l’ancien dirigeant militaire Ríos Montt et le chef d’intelligence militaire Rodríguez Sánchez est plus incertain que jamais. Les deux accusés font face à la justice pour décider de leur responsabilité en ce qui concerne les délits de génocide et de crimes contre l’humanité commis en 1982 et 1983. Après avoir été jugés en 2013, le Tribunal de Risque Majeur A avait déclaré coupable l’accusé Ríos Montt et l’avait condamné à une peine d’emprisonnement de 80 ans. Dix jours plus tard, la sentence était annulée et tout le processus était à recommencer.

À la cinquième tentative, le procès s’est rouvert près de trois ans plus tard, le 16 mars 2016 sous la direction du Tribunal de Risque Majeur B. La deuxième ronde du procès n’aura pas fait long feu. Le 4 mai 2016, le procès s’est vu nouvellement suspendu en cours de route en raison d’un recours qui devait être résolu pour continuer le procès. Les plaignants (AJR et CALDH) avaient interposé un recours pour séparer les cas de Ríos Montt et de Rodríguez Sánchez, qui étaient jugés conjointement. Pour des raisons de santé mentale, le tribunal a décidé que le procès de Ríos Montt devait se réaliser à huis clos, c’est-à-dire sans la présence du public ni de la presse. Conséquemment, ces conditions s’appliquaient aussi à Rodríguez Sánchez, malgré le fait qu’on ne lui ait pas déclaré de problème de santé mentale. Ainsi, le public et la presse ne pouvaient assister aux audiences de ce dernier accusé, ce qui violait le principe de publicité dont devraient bénéficier un procès portant sur des crimes de cette envergure.

Continue reading

Des cimetières clandestins de l’armée guatémaltèque datant des années 1980 refont surface sur un institut de formation aux opérations de paix de l’ONU

20 ans après la signature des Accords de paix, suffisamment de preuves ont été collectées afin de juger 8 hauts gradés militaires responsables des crimes commis dans la base militaire ironiquement appelée Creompaz (Comando Regional de entrenamiento de operaciones de Mantenimiento de la Paz) entre les années 1978 et 1986. Le 6 janvier 2016, une vague d’arrestations en relation aux massacres datant des années 1980 dans les municipalités d’Alta et Baja Verapaz a secoué le pays. En début d’année, l’État guatémaltèque avait un mandat d’arrestation pour 22 militaires. Or, huit d’entre eux sont toujours en fuite et recherchés au niveau national et international. Ces captures représentent les plus importantes du genre au pays en ce qui a trait au nombre et au rang des militaires arrêtés. Le 7 juin 2016, la juge Claudette Domínguez a déclaré la résolution de l’étape intermédiaire du procès. 8 militaires, en prison préventive depuis le mois de janvier 2016, devront faire face à la justice lors d’un débat oral et public. Pour des raisons médicales, le militaire Luis Alberto Paredes Nájera devra quant à lui être jugé dans un processus judiciaire distinct. Deux autres, Ismael Segura Abularach et Gustavo Rosales García ont été libérés de manière immédiate suivant la résolution de la juge à leur égard. Les organisations plaignantes ont déjà rendu public qu’elles porteront en appel la décision de la juge à cet effet.

Continue reading

Las Pavas – Ein Hühnerzuchtprojekt und keine Neuigkeiten zum Rückkehrplan

Unsere zweitletzte Reise nach Las Pavas führte uns direkt auf die Finca von Cindy und Yamit. Sie leben seit April 2015 mit ihren beiden kleinen Kindern in Las Pavas. Besonders zu Beginn wurde Yamit regelmässig von den Arbeitern der Palmölfirma Aportes San Isidro verbal eingeschüchtert. Die Arbeiter drohten, seine Pflanzungen zu zerstören, ihn anzugreifen und die Finca niederzubrennen. Zwischenzeitlich hat sich die Lage etwas beruhigt und die Familie wird nicht mehr bedroht. Aus Angst vor Angriffen auf die Finca bleibt jedoch immer mindestens eine Person dort.

Am Tag vor unserer Anreise erhielt die Familie eine Solarzelle zugeteilt. Nebst elektrischem Licht produziert die Zelle auch Strom, um die Mobiltelefone aufzuladen und um ein Radio zu betreiben. Vorher brachte man die Mobiltelefone entweder bei den Nachbarn vorbei, die bereits eine Solarzelle hatten, oder unternahm den knapp einstündigen Ritt ins Dorf Buenos Aires. Die Familie hofft, bald eine zweite Solarzelle zu erhalten, damit sie genug Strom haben, um vielleicht sogar einmal einen Fernseher anzuschliessen.

Continue reading

El Guayabo / Bella Unión: Ein Gefängnisbesuch und eine Hochzeit

Am 6. Mai 2016 berichteten wir über die Verhaftung des Leader Álvaro Garcia vom 24. April 2016. Álvaro ist noch immer im Gefängnis in Barrancabermeja und wartet auf seine erste Anhörung. Diese muss gemäss kolumbianischem Recht innerhalb der ersten 90 Tage nach der Verhaftung stattfinden. Bis jetzt wurde noch kein Datum bekannt gegeben.

Die Ungewissheit ist für Álvaro und seine Familie schwierig. Wegen der langen und beschwerlichen Anfahrt sowie den damit verbundenen hohen Kosten hat ihn bis anhin nur eines seiner sieben Kinder im Gefängnis besuchen können.

Continue reading

Il caso per genocidio

Il 10 maggio 2013 ha segnato una giornata storica per il Guatemala: è stato condannato a ottanta anni di prigione l’anziano dittatore militare José Efrain Rios Montt per crimini contro l’umanità e genocidio. Un solo anno e mezzo di potere, dal 1982 al 1983, è stato sufficiente per radere al suolo decine di villaggi e massacrare l’etnia Maya Ixil. I sopravvissuti furono costretti a fuggire nelle Comunità di Popolazioni in Resistenza sulle montagne guatemalteche, o a raggiungere le Pattuglie di auto-difesa civili, con l’obbligo di sorvegliare e puntare le armi contro i loro propri famigliari, amici e vicini.

La sentenza è stata accolta come un trionfo della giustizia e un riconoscimento delle sofferenze vissute. Questa sentenza è stata molto mediatizzata in tutto il mondo: per la prima volta, un ex dirigente viene condannato per genocidio dal tribunale del proprio paese. Nemmeno dieci giorni più tardi, però, tre magistrati della Corte di Costituzionalità, annullano una parte del processo e invalidano la condanna emessa in precedenza. I querelanti decidono comunque di confermare le prove del genocidio.

Nel dicembre 2015, a risposta di un ricorso inoltrato da un’Associazione per la Giustizia e la Riconciliazione (AJR) e dal Centro per l’azione legale in Diritti Umani (CALDH), la Corte ad Alto Rischio B ha fissato una nuova udienza contro Efrain Rios Montt e Jose Mauricio Rodriguez Sanchez. Sempre nel 2015 ci sono stati due tentativi, in gennaio e in luglio, di riprendere il caso il quale è stato fermato.  Continue reading

Bonnes nouvelles de Las Pavas

Plan de retour et planification de construction d’infrastructures

Les 120 familles paysannes de Las Pavas, réunies au sein de la communauté agricole ASOCAB (Asociación de Campesinos de Buenos Aires), ont été expulsées une première fois de leurs terres en 2003. Durant les années qui ont suivi, elles ont à trois reprises tenté de revenir sur leurs terres, devant toutefois à chaque fois fuir à nouveau pour des raisons de sécurité. La quatrième et dernière expulsion a eu lieu en 2009 par les forces de sécurité de la société d’huile de palme Aportes San Isidro.

Continue reading

Gute Nachrichten aus Las Pavas

Rückkehrplan und geplanter Ausbau von Infrastruktur

Die ca. 120 Kleinbauernfamilien von Las Pavas, welche sich in der Bauerngemeinschaft ASOCAB (Asociación de Campesinos de Buenos Aires) zusammengeschlossen haben, wurden im Jahr 2003 das erste Mal von ihrem Land vertrieben. In den Folge-jahren kam es zu drei Rückkehrversuchen, jedoch mussten die KleinbäuerInnen aus Sicherheitsgründen ihr Land jedes Mal erneut verlassen. Die vierte und letzte Vertreibung fand im Jahr 2009 durch die Sicherheitskräfte der Palmölfirma Aportes San Isidro statt. Continue reading

Landesweiter Marsch im Zeichen des Wassers

In der Woche vom 22. April 2016 fanden landesweit Märsche und Aktionen im Namen des Wassers statt, die sich am Freitag, 22. April, zum Tag der Mutter Erde in Guatemala Stadt trafen und eine Revision des Gesetzes  über das Abzweigen von Wasserläufen forderten. Viele der Organisationen oder Einzelpersonen, die wir (ACOGUATE) begleiten, beteiligten sich daran. Da unsere Begleitung jedoch nicht gefordert wurde, konnten wir leider nicht teilnehmen.

Ich hatte jedoch die Ehre, den unabhängigen Journalisten Timothy Boston kennen zu lernen, der die Bevölkerung im Aufmarsch begleitete und seine Erfahung in nachfolgendem Artikel und Fotoaufnahmen kundgibt.

Continue reading

Leader arreté, maisons fouillées, émission de mandats d’arrêts

Les incidents se sont rapidement succédé dans les communautés d’El Guayabo et Bella Unión. Le matin du 24 avril 2016, les forces de l’ordre ont fouillé plusieurs maisons et une personne a été arrêtée. Les maisons appartenaient à quatre leaders communautaires. Un seul d’entre eux, Álvaro García, se trouvait chez lui à ce moment: il a été arrêté et emmené le jour-même à Barrancabermeja. Il est accusé de détention illégale et de fabrication d’armes ainsi que d’appartenance à un réseau de criminalité organisé. Ces accusations font suite à des incidents survenus en octobre et décembre 2014 lors de l’évacuation d’une finca marquée par une forte présence policière (voir les infos sur cet événement ici ici (en anglais). A ce moment, nous ne savions pas encore ce qu’il en était des accusations à l’encontre des trois autres leaders. Continue reading

La lotta contro il “Mega progetto idroelettrico di Xalalà”

Un tema cruciale nello stato del Guatemala, e più specificamente nella regione di Ixcan/Coban, è il conflitto socio-ambientale: popolazione e diritti umani sono minacciati da megaprogetti incrementati da imprese sostenute dal governo, in particolare dalla costruzione della diga di Xalalà sul fiume Chixoy, il terzo più grande dello Stato. Si tratta di un progetto idroelettrico mastodontico e la diga diverrebbe la seconda per capacità.

Il governo di Otto Pérez Molina (presidente dal 2012 al 2015) l’ha dichiarato una priorità per lo Stato senza verificare altri metodi alternativi, ne considerando l’impatto ambientale seppur, secondo uno studio del “Banco Interamericano de Desarrollo”, l’America Latina abbia un gran potenziale di fonti di energie rinnovabili locali. L’obiettivo dell’ex presidente Pérez Molina di: “contribuire allo sviluppo energetico sostenibile del paese con equità sociale e rispetto per l’ambiente”, ha generato sviluppo ma, nel contempo, ha violato i diritti umani dei nativi coinvolti. Negli ultimi anni questo conflitto si è esteso, aumentando le sfide alla giustizia sociale.

Il diritto dei popoli indigeni afferma che essi devono essere consultati per tutti i progetti che hanno delle conseguenze sulle loro vite e sul loro territorio, ma, purtroppo è spesso disatteso.

Continue reading