Les ex-prisonniers politiques rentrent chez eux!

Ce samedi 30 juillet, à 4 :00 du matin, un groupe de personnes accompagnées de banderoles et haut-parleur attend l’arrivée des ex-prisonniers politiques devant le palais national de la plaza central à Guatemala City. Malgré l’heure matinale, la bonne humeur règne, tous se réjouissent de l’arrivée des ex-prisonniers politiques et de participer au voyage qui durera deux jours: après plus d’un an d’emprisonnement, les 7 ex-prisonniers politiques retournent chez eux.

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Pas toujours facile de rentrer

25 Juin : tout juste un mois a passé depuis mon retour en Suisse après sept mois au Guatemala.

Ce jour-là, mon père s’était libéré pour venir me chercher à l’aéroport et m’éviter les transports publics après 22h de vol. A la sortie, il m’attendait avec les larmes aux yeux. Ça a été une grande émotion de le revoir : la longue distance, la fatigue après le voyage, le détachement d’un pays complexe et ses habitant-e-s, les retrouvailles.

La chose qui m’a le plus choquée sur le chemin de la maison a tout d’abord été l’ordre : les voitures nettoyées et entières, les routes sans trous, la signalisation qui marche, pas de klaxon utilisé de façon inappropriée, pas de dépassements à gauche et à droite à toute vitesse. Le ciel clair et sans pollution. Tout coulait doucement et tranquillement, après sept mois dans le chaos et l’agitation d’une ville de 8 millions d’habitant-e-s. Je me sentais perdue en Suisse, dans mon monde privilégié.

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Indigene Gemeindeanführer freigesprochen

Der Prozess gegen sieben Anführer der Maya-Q’anjob’al gegen Wasserkraftprojekte in Huehuetenango endet nach über einem Jahr Haft mit Freisprüchen. Nach elf Verhandlungstagen kam das Gericht am Freitag, 22. Juli 2016, zu dem Schluss, dass die Anschuldigungen ungerechtfertigt waren und die sieben Angeklagten sofort freigelassen werden müssen.

Richterin Yassmin Barrios erklärte nach dem Urteilsspruch: “Wir Richter dürfen nicht instrumentalisiert werden. Es kann nicht sein, dass Personen ohne Beweise verhaftet werden. In diesem Fall liegen keine Beweise vor. Die Angeklagten sind unschuldig. Sie wurden ungerechtfertigter Weise als indigene Führer angeklagt. Das Justizsystem und die Unternehmen rufe ich auf, es zu unterlassen, weiterhin die indigenen Völker zu kriminalisieren. Wir alle haben das Recht, in Frieden zu leben.”

Der ganze Artikel von Barbara Klitzke Rozas (2014 als PWS-Freiwillige in Guatemala im Einsatz) vom 25. 07. 2016 kann auf amerika21 gelesen werden.

Ouverture du procès contre les défenseurs du territoire du nord de Huehuetenango

Francisco Juan Pedro, Adalberto Villatoro, Arturo Juan Pablo et Ermitaño López de Barillas, ainsi que Domingo Baltazar et Rigoberto Juárez de Santa Eulalia, ont été arrêtés entre février et mars 2015 en raison de leurs activités de défense du territoire et des ressources naturelles dans le nord du département de Huehuetenango. Les six défenseurs des droits de l’Homme accompagnés par Acoguate sont en prison préventive depuis plus d’une année. Le  débat oral public débute le 6 juillet.

Les stratégies de criminalisation

Les stratégies de criminalisation utilisées par les institutions étatiques et qui visent à déstructurer les mouvements de résistance profitent des déséquilibres de pouvoir entre les acteurs communautaires et les entreprises et impliquent une utilisation abusive du droit pénal.

Dans le cas des leaders communautaires de Barillas et Santa Eulalia, il est évident que leur arrestation et leur détention est en lien avec leurs activités de défense du territoire. Les accusations faites par les autorités restent vagues et incohérentes.

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Procès pour le génocide ixil : entre stagnation et commémoration

Le sort du procès historique contre l’ancien dirigeant militaire Ríos Montt et le chef d’intelligence militaire Rodríguez Sánchez est plus incertain que jamais. Les deux accusés font face à la justice pour décider de leur responsabilité en ce qui concerne les délits de génocide et de crimes contre l’humanité commis en 1982 et 1983. Après avoir été jugés en 2013, le Tribunal de Risque Majeur A avait déclaré coupable l’accusé Ríos Montt et l’avait condamné à une peine d’emprisonnement de 80 ans. Dix jours plus tard, la sentence était annulée et tout le processus était à recommencer.

À la cinquième tentative, le procès s’est rouvert près de trois ans plus tard, le 16 mars 2016 sous la direction du Tribunal de Risque Majeur B. La deuxième ronde du procès n’aura pas fait long feu. Le 4 mai 2016, le procès s’est vu nouvellement suspendu en cours de route en raison d’un recours qui devait être résolu pour continuer le procès. Les plaignants (AJR et CALDH) avaient interposé un recours pour séparer les cas de Ríos Montt et de Rodríguez Sánchez, qui étaient jugés conjointement. Pour des raisons de santé mentale, le tribunal a décidé que le procès de Ríos Montt devait se réaliser à huis clos, c’est-à-dire sans la présence du public ni de la presse. Conséquemment, ces conditions s’appliquaient aussi à Rodríguez Sánchez, malgré le fait qu’on ne lui ait pas déclaré de problème de santé mentale. Ainsi, le public et la presse ne pouvaient assister aux audiences de ce dernier accusé, ce qui violait le principe de publicité dont devraient bénéficier un procès portant sur des crimes de cette envergure.

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Des cimetières clandestins de l’armée guatémaltèque datant des années 1980 refont surface sur un institut de formation aux opérations de paix de l’ONU

20 ans après la signature des Accords de paix, suffisamment de preuves ont été collectées afin de juger 8 hauts gradés militaires responsables des crimes commis dans la base militaire ironiquement appelée Creompaz (Comando Regional de entrenamiento de operaciones de Mantenimiento de la Paz) entre les années 1978 et 1986. Le 6 janvier 2016, une vague d’arrestations en relation aux massacres datant des années 1980 dans les municipalités d’Alta et Baja Verapaz a secoué le pays. En début d’année, l’État guatémaltèque avait un mandat d’arrestation pour 22 militaires. Or, huit d’entre eux sont toujours en fuite et recherchés au niveau national et international. Ces captures représentent les plus importantes du genre au pays en ce qui a trait au nombre et au rang des militaires arrêtés. Le 7 juin 2016, la juge Claudette Domínguez a déclaré la résolution de l’étape intermédiaire du procès. 8 militaires, en prison préventive depuis le mois de janvier 2016, devront faire face à la justice lors d’un débat oral et public. Pour des raisons médicales, le militaire Luis Alberto Paredes Nájera devra quant à lui être jugé dans un processus judiciaire distinct. Deux autres, Ismael Segura Abularach et Gustavo Rosales García ont été libérés de manière immédiate suivant la résolution de la juge à leur égard. Les organisations plaignantes ont déjà rendu public qu’elles porteront en appel la décision de la juge à cet effet.

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Il caso per genocidio

Il 10 maggio 2013 ha segnato una giornata storica per il Guatemala: è stato condannato a ottanta anni di prigione l’anziano dittatore militare José Efrain Rios Montt per crimini contro l’umanità e genocidio. Un solo anno e mezzo di potere, dal 1982 al 1983, è stato sufficiente per radere al suolo decine di villaggi e massacrare l’etnia Maya Ixil. I sopravvissuti furono costretti a fuggire nelle Comunità di Popolazioni in Resistenza sulle montagne guatemalteche, o a raggiungere le Pattuglie di auto-difesa civili, con l’obbligo di sorvegliare e puntare le armi contro i loro propri famigliari, amici e vicini.

La sentenza è stata accolta come un trionfo della giustizia e un riconoscimento delle sofferenze vissute. Questa sentenza è stata molto mediatizzata in tutto il mondo: per la prima volta, un ex dirigente viene condannato per genocidio dal tribunale del proprio paese. Nemmeno dieci giorni più tardi, però, tre magistrati della Corte di Costituzionalità, annullano una parte del processo e invalidano la condanna emessa in precedenza. I querelanti decidono comunque di confermare le prove del genocidio.

Nel dicembre 2015, a risposta di un ricorso inoltrato da un’Associazione per la Giustizia e la Riconciliazione (AJR) e dal Centro per l’azione legale in Diritti Umani (CALDH), la Corte ad Alto Rischio B ha fissato una nuova udienza contro Efrain Rios Montt e Jose Mauricio Rodriguez Sanchez. Sempre nel 2015 ci sono stati due tentativi, in gennaio e in luglio, di riprendere il caso il quale è stato fermato.  Continue reading

Landesweiter Marsch im Zeichen des Wassers

In der Woche vom 22. April 2016 fanden landesweit Märsche und Aktionen im Namen des Wassers statt, die sich am Freitag, 22. April, zum Tag der Mutter Erde in Guatemala Stadt trafen und eine Revision des Gesetzes  über das Abzweigen von Wasserläufen forderten. Viele der Organisationen oder Einzelpersonen, die wir (ACOGUATE) begleiten, beteiligten sich daran. Da unsere Begleitung jedoch nicht gefordert wurde, konnten wir leider nicht teilnehmen.

Ich hatte jedoch die Ehre, den unabhängigen Journalisten Timothy Boston kennen zu lernen, der die Bevölkerung im Aufmarsch begleitete und seine Erfahung in nachfolgendem Artikel und Fotoaufnahmen kundgibt.

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La lotta contro il “Mega progetto idroelettrico di Xalalà”

Un tema cruciale nello stato del Guatemala, e più specificamente nella regione di Ixcan/Coban, è il conflitto socio-ambientale: popolazione e diritti umani sono minacciati da megaprogetti incrementati da imprese sostenute dal governo, in particolare dalla costruzione della diga di Xalalà sul fiume Chixoy, il terzo più grande dello Stato. Si tratta di un progetto idroelettrico mastodontico e la diga diverrebbe la seconda per capacità.

Il governo di Otto Pérez Molina (presidente dal 2012 al 2015) l’ha dichiarato una priorità per lo Stato senza verificare altri metodi alternativi, ne considerando l’impatto ambientale seppur, secondo uno studio del “Banco Interamericano de Desarrollo”, l’America Latina abbia un gran potenziale di fonti di energie rinnovabili locali. L’obiettivo dell’ex presidente Pérez Molina di: “contribuire allo sviluppo energetico sostenibile del paese con equità sociale e rispetto per l’ambiente”, ha generato sviluppo ma, nel contempo, ha violato i diritti umani dei nativi coinvolti. Negli ultimi anni questo conflitto si è esteso, aumentando le sfide alla giustizia sociale.

Il diritto dei popoli indigeni afferma che essi devono essere consultati per tutti i progetti che hanno delle conseguenze sulle loro vite e sul loro territorio, ma, purtroppo è spesso disatteso.

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Das Ch’orti’ Volk schreibt Geschichte

Bereits zum vierten Mal konnte ich letztens im Rahmen meines Freiwilligen-Einsatzes in den “Oriente” Guatemalas in die Departemente Chiquimula und Zacapa reisen, um dort die COMUNDICH (Koordination für die integrale Entwicklung der Verbände und indigenen Gemeinschaften des Maya Volkes der  Ch’orti’) zu begleiten. Die Reise in die Region der Ch’orti’ bringt einen Wechsel des Klimas sowie der Landschaft und der Nahrung mit sich und ist immer eine schöne Abwechslung zur hektischen Hauptstadt. Die COMUNDICH unterstützt die Gemeinschaften im Kampf um die Anerkennung als autonome Gemeinschaften und insbesondere ihres Rechts auf ihr Land. In vielen Gemeinden bestehen Landkonflikte, da ihre Urrechte (derecho ancestral) in der Vergangenheit ignoriert und ihr Land verkauft wurde und heute darauf Kaffee-Fincas betrieben werden.

Feier des Abkommens über die Rechte Indigener Völker
Dieses Mal lud die Organisation zur 20-Jahr-Feier der Friedensabkommen und insbesondere des Abkommens über die Identität und Rechte der Indigenen Völker, das im März 1995 unterzeichnet wurde. Dazu wurden VertreterInnen unterschiedlicher Maya Völker, insbesondere aber die vielen Gemeinschaften der Maya Chorti eingeladen, sich an einem kulturellen Anlass zu beteiligen, einer Maya-Zeremonie und dem historischen Rückblick beizuwohnen. Musikalische Begleitung einer guatemaltekischen Folkloregruppe, Stelzenaufführung und Gesang der Jugend sorgten für Unterhaltung. Im Rahmen des Kulturanlasses wurde aber auch Anerkennungen für den ausdauernden Einsatz einzelner Personen der Gemeinschaft im Kampf für die Anerkennung ihrer Rechte als indigenes Volk und insbesondere auch als Frauen und für das Wohl ihrer Gemeinschaften ausgesprochen.

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Versammlung am Fussballplatz zur Feier der Rechte Indigener Völker (Foto: Nadia Fourti, PWS)

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