Indigene Gemeindeanführer freigesprochen

Der Prozess gegen sieben Anführer der Maya-Q’anjob’al gegen Wasserkraftprojekte in Huehuetenango endet nach über einem Jahr Haft mit Freisprüchen. Nach elf Verhandlungstagen kam das Gericht am Freitag, 22. Juli 2016, zu dem Schluss, dass die Anschuldigungen ungerechtfertigt waren und die sieben Angeklagten sofort freigelassen werden müssen.

Richterin Yassmin Barrios erklärte nach dem Urteilsspruch: “Wir Richter dürfen nicht instrumentalisiert werden. Es kann nicht sein, dass Personen ohne Beweise verhaftet werden. In diesem Fall liegen keine Beweise vor. Die Angeklagten sind unschuldig. Sie wurden ungerechtfertigter Weise als indigene Führer angeklagt. Das Justizsystem und die Unternehmen rufe ich auf, es zu unterlassen, weiterhin die indigenen Völker zu kriminalisieren. Wir alle haben das Recht, in Frieden zu leben.”

Der ganze Artikel von Barbara Klitzke Rozas (2014 als PWS-Freiwillige in Guatemala im Einsatz) vom 25. 07. 2016 kann auf amerika21 gelesen werden.

El Guayabo / Bella Unión: Une visite en prison et un mariage

Le 23 juin, nos deux observatrices publiaient cet article sur le blog allemand.

En mai, nous avions relaté l’arrestation du leader Álvaro Garcia opérée le 24 avril 2016. Álvaro est toujours en prison à Barrancabermeja et attend sa première audition. Selon le droit colombien, elle devrait être agendée dans les 90 jours après l’arrestation. Aucune date n’a été fixée à ce jour.

Cette incertitude est très difficile à vivre pour Álvaro et sa famille. En raison du  long trajet et des coûts très élevés des transports, seul un de ses sept enfants a pu lui rendre visite en prison.

Dimanche, c’est le jour des visites en prison. Chaque prisonnier peut recevoir deux personnes entre 10h et 14h. Mais le dimanche précédent, la visite avait été refusée à plusieurs membres d’une ONG, bien qu’Álvaro n’aie pas atteint le nombre autorisé de visites. Lorsque nous avons tenté notre chance, seule une d’entre nous a été autorisée à entrer. En raison de notre veste verte qui nous identifie comme observatrices de Peace Watch nous avons toutefois reçu finalement l’autorisation d’y entrer toutes les deux.

Par respect pour son âge, Álvaro est emprisonné avec cinq autres personnes dans un espace un peu plus grand que les autres, aménagé avec une machine à café et une télévision. Plusieurs organisations se sont organisées pour assurer et lui amener ses repas de midi. Le repas du soir est assuré par la prison. Le repas de midi est nettement meilleur, souligne Álvaro.

Le dimanche, la cellule d’Álvaro se transforme en salle de visite. Tous les prisonniers amènent leur matelas. Les membres des familles s’asseyent sur les matelas ou sur des chaises. La télévision assure le bruit de fond permanent. Aucune sphère privée, pas même pour les couples étroitement enlacés.

Compte tenu des circonstance, Álvaro se porte bien. Il est persuadé qu’il va prochainement être libéré et, peut-être, mis en résidence surveillée. Mais nous n’assisterons pas à sa libération car nous terminerons notre mandat dans le Magdalena Medio mi-juillet. Nous ne savons pas non plus, si nous pourrons à nouveau lui rendre visite car nous sommes souvent présentes dans les communautés les dimanches. Nous quittons la prison avec un drôle de sentiment.

Tandis qu’Álvaro reste en prison et que les trois autres leaders restent cachés, la vie des familles et des deux communautés continue. Le quotidien a repris le dessus.

Un événement bienvenu a été un grand mariage annoncé de longue date et qui s’est déroulé le 18 juillet à El Guayabo : douze couples se sont fait bénir dans le cadre d’une longue cérémonie catholique de deux heures. De nombreux couples dans les communautés ne sont pas mariés ni civilement ni religieusement. Plusieurs des couples qui se mariaient ce jour-là vivaient déjà ensemble depuis des années, voire des décennies.

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Mariage de masse à El Guayabo © Monika Stucki 2016

C’était une vision surprenant de découvrir ce jour-là ces femmes et ces hommes dans leurs habits de mariage. Certains parents avaient traversé toute la Colombie pour partager ce moment avec leur famille. La pluie drue et une courte coupure de courant n’ont pas réussi à gâcher la fête. Pour tout le village – et aussi pour nous – ce fut un très beau jour, très particulier.

Sibylle Schaffhauser et Monika Stucki, Barracabermeja, 23 juin 2016

Ouverture du procès contre les défenseurs du territoire du nord de Huehuetenango

Francisco Juan Pedro, Adalberto Villatoro, Arturo Juan Pablo et Ermitaño López de Barillas, ainsi que Domingo Baltazar et Rigoberto Juárez de Santa Eulalia, ont été arrêtés entre février et mars 2015 en raison de leurs activités de défense du territoire et des ressources naturelles dans le nord du département de Huehuetenango. Les six défenseurs des droits de l’Homme accompagnés par Acoguate sont en prison préventive depuis plus d’une année. Le  débat oral public débute le 6 juillet.

Les stratégies de criminalisation

Les stratégies de criminalisation utilisées par les institutions étatiques et qui visent à déstructurer les mouvements de résistance profitent des déséquilibres de pouvoir entre les acteurs communautaires et les entreprises et impliquent une utilisation abusive du droit pénal.

Dans le cas des leaders communautaires de Barillas et Santa Eulalia, il est évident que leur arrestation et leur détention est en lien avec leurs activités de défense du territoire. Les accusations faites par les autorités restent vagues et incohérentes.

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Procès pour le génocide ixil : entre stagnation et commémoration

Le sort du procès historique contre l’ancien dirigeant militaire Ríos Montt et le chef d’intelligence militaire Rodríguez Sánchez est plus incertain que jamais. Les deux accusés font face à la justice pour décider de leur responsabilité en ce qui concerne les délits de génocide et de crimes contre l’humanité commis en 1982 et 1983. Après avoir été jugés en 2013, le Tribunal de Risque Majeur A avait déclaré coupable l’accusé Ríos Montt et l’avait condamné à une peine d’emprisonnement de 80 ans. Dix jours plus tard, la sentence était annulée et tout le processus était à recommencer.

À la cinquième tentative, le procès s’est rouvert près de trois ans plus tard, le 16 mars 2016 sous la direction du Tribunal de Risque Majeur B. La deuxième ronde du procès n’aura pas fait long feu. Le 4 mai 2016, le procès s’est vu nouvellement suspendu en cours de route en raison d’un recours qui devait être résolu pour continuer le procès. Les plaignants (AJR et CALDH) avaient interposé un recours pour séparer les cas de Ríos Montt et de Rodríguez Sánchez, qui étaient jugés conjointement. Pour des raisons de santé mentale, le tribunal a décidé que le procès de Ríos Montt devait se réaliser à huis clos, c’est-à-dire sans la présence du public ni de la presse. Conséquemment, ces conditions s’appliquaient aussi à Rodríguez Sánchez, malgré le fait qu’on ne lui ait pas déclaré de problème de santé mentale. Ainsi, le public et la presse ne pouvaient assister aux audiences de ce dernier accusé, ce qui violait le principe de publicité dont devraient bénéficier un procès portant sur des crimes de cette envergure.

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Des cimetières clandestins de l’armée guatémaltèque datant des années 1980 refont surface sur un institut de formation aux opérations de paix de l’ONU

20 ans après la signature des Accords de paix, suffisamment de preuves ont été collectées afin de juger 8 hauts gradés militaires responsables des crimes commis dans la base militaire ironiquement appelée Creompaz (Comando Regional de entrenamiento de operaciones de Mantenimiento de la Paz) entre les années 1978 et 1986. Le 6 janvier 2016, une vague d’arrestations en relation aux massacres datant des années 1980 dans les municipalités d’Alta et Baja Verapaz a secoué le pays. En début d’année, l’État guatémaltèque avait un mandat d’arrestation pour 22 militaires. Or, huit d’entre eux sont toujours en fuite et recherchés au niveau national et international. Ces captures représentent les plus importantes du genre au pays en ce qui a trait au nombre et au rang des militaires arrêtés. Le 7 juin 2016, la juge Claudette Domínguez a déclaré la résolution de l’étape intermédiaire du procès. 8 militaires, en prison préventive depuis le mois de janvier 2016, devront faire face à la justice lors d’un débat oral et public. Pour des raisons médicales, le militaire Luis Alberto Paredes Nájera devra quant à lui être jugé dans un processus judiciaire distinct. Deux autres, Ismael Segura Abularach et Gustavo Rosales García ont été libérés de manière immédiate suivant la résolution de la juge à leur égard. Les organisations plaignantes ont déjà rendu public qu’elles porteront en appel la décision de la juge à cet effet.

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Las Pavas – Ein Hühnerzuchtprojekt und keine Neuigkeiten zum Rückkehrplan

Unsere zweitletzte Reise nach Las Pavas führte uns direkt auf die Finca von Cindy und Yamit. Sie leben seit April 2015 mit ihren beiden kleinen Kindern in Las Pavas. Besonders zu Beginn wurde Yamit regelmässig von den Arbeitern der Palmölfirma Aportes San Isidro verbal eingeschüchtert. Die Arbeiter drohten, seine Pflanzungen zu zerstören, ihn anzugreifen und die Finca niederzubrennen. Zwischenzeitlich hat sich die Lage etwas beruhigt und die Familie wird nicht mehr bedroht. Aus Angst vor Angriffen auf die Finca bleibt jedoch immer mindestens eine Person dort.

Am Tag vor unserer Anreise erhielt die Familie eine Solarzelle zugeteilt. Nebst elektrischem Licht produziert die Zelle auch Strom, um die Mobiltelefone aufzuladen und um ein Radio zu betreiben. Vorher brachte man die Mobiltelefone entweder bei den Nachbarn vorbei, die bereits eine Solarzelle hatten, oder unternahm den knapp einstündigen Ritt ins Dorf Buenos Aires. Die Familie hofft, bald eine zweite Solarzelle zu erhalten, damit sie genug Strom haben, um vielleicht sogar einmal einen Fernseher anzuschliessen.

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El Guayabo / Bella Unión: Ein Gefängnisbesuch und eine Hochzeit

Am 6. Mai 2016 berichteten wir über die Verhaftung des Leader Álvaro Garcia vom 24. April 2016. Álvaro ist noch immer im Gefängnis in Barrancabermeja und wartet auf seine erste Anhörung. Diese muss gemäss kolumbianischem Recht innerhalb der ersten 90 Tage nach der Verhaftung stattfinden. Bis jetzt wurde noch kein Datum bekannt gegeben.

Die Ungewissheit ist für Álvaro und seine Familie schwierig. Wegen der langen und beschwerlichen Anfahrt sowie den damit verbundenen hohen Kosten hat ihn bis anhin nur eines seiner sieben Kinder im Gefängnis besuchen können.

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Il caso per genocidio

Il 10 maggio 2013 ha segnato una giornata storica per il Guatemala: è stato condannato a ottanta anni di prigione l’anziano dittatore militare José Efrain Rios Montt per crimini contro l’umanità e genocidio. Un solo anno e mezzo di potere, dal 1982 al 1983, è stato sufficiente per radere al suolo decine di villaggi e massacrare l’etnia Maya Ixil. I sopravvissuti furono costretti a fuggire nelle Comunità di Popolazioni in Resistenza sulle montagne guatemalteche, o a raggiungere le Pattuglie di auto-difesa civili, con l’obbligo di sorvegliare e puntare le armi contro i loro propri famigliari, amici e vicini.

La sentenza è stata accolta come un trionfo della giustizia e un riconoscimento delle sofferenze vissute. Questa sentenza è stata molto mediatizzata in tutto il mondo: per la prima volta, un ex dirigente viene condannato per genocidio dal tribunale del proprio paese. Nemmeno dieci giorni più tardi, però, tre magistrati della Corte di Costituzionalità, annullano una parte del processo e invalidano la condanna emessa in precedenza. I querelanti decidono comunque di confermare le prove del genocidio.

Nel dicembre 2015, a risposta di un ricorso inoltrato da un’Associazione per la Giustizia e la Riconciliazione (AJR) e dal Centro per l’azione legale in Diritti Umani (CALDH), la Corte ad Alto Rischio B ha fissato una nuova udienza contro Efrain Rios Montt e Jose Mauricio Rodriguez Sanchez. Sempre nel 2015 ci sono stati due tentativi, in gennaio e in luglio, di riprendere il caso il quale è stato fermato.  Continue reading

Bonnes nouvelles de Las Pavas

Plan de retour et planification de construction d’infrastructures

Les 120 familles paysannes de Las Pavas, réunies au sein de la communauté agricole ASOCAB (Asociación de Campesinos de Buenos Aires), ont été expulsées une première fois de leurs terres en 2003. Durant les années qui ont suivi, elles ont à trois reprises tenté de revenir sur leurs terres, devant toutefois à chaque fois fuir à nouveau pour des raisons de sécurité. La quatrième et dernière expulsion a eu lieu en 2009 par les forces de sécurité de la société d’huile de palme Aportes San Isidro.

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Gute Nachrichten aus Las Pavas

Rückkehrplan und geplanter Ausbau von Infrastruktur

Die ca. 120 Kleinbauernfamilien von Las Pavas, welche sich in der Bauerngemeinschaft ASOCAB (Asociación de Campesinos de Buenos Aires) zusammengeschlossen haben, wurden im Jahr 2003 das erste Mal von ihrem Land vertrieben. In den Folge-jahren kam es zu drei Rückkehrversuchen, jedoch mussten die KleinbäuerInnen aus Sicherheitsgründen ihr Land jedes Mal erneut verlassen. Die vierte und letzte Vertreibung fand im Jahr 2009 durch die Sicherheitskräfte der Palmölfirma Aportes San Isidro statt. Continue reading