Gestern Abend wurde Alex Reynoso, ein Anführer des lokalen Widerstand gegen das Minenprojekt in Mataquescuintla, zusammen mit zwei Kollegen in einem Attentat angeschossen und schwer verletzt. Es ist das zweite Attentat, das auf ihn ausgeübt wurde. Im April 2014 wurde er zusammen mit seiner Tochter Topacio Reynoso beschossen, dabei wurde seine Tochter getötet und er schwer verletzt. Das Attentat geschieht nur wenige Tage nachdem der Gemeinderat angekündigt hat, dass er das Ergebnis der Volksbefragung von 2012 akzeptiert und beabsichtigt alles in seiner Macht zu tun, damit der Volkswillen respektiert wird. 2012 haben sich 98% der Stimmberechtigten gegen das Minenprojekt ausgesprochen. In den Wahlen 2015 wurden in fünf umliegenden Gemeinden vier Bürgermeister gewählt, die die Bedenken gegen das Minenprojekt teilen. Es scheint, dass die kanadische Minengesellschaft Tahoe Ressources vor nichts zurückschreckt, um doch noch ihr Projekt realisieren zu können.
Tag: Derecho a la tierra
« PUEBLO! PUEBLO! » – Cri d’un espoir commun encore vivant.
Vendredi 3 septembre 2015, les travailleurs de l’entreprise Aportes San Isidro ont brûlé la maison et tous les biens d’Eliodoro Mercado et de sa famille, habitants de la communauté de Las Pavas. Comment les communautés de paix réussissent-elles à maintenir leur stratégie de résistance non-violente face à ce harcèlement, s’interroge Tatiana, qui a accompagné la communauté en 2015.
Imaginez : vous êtes paysan et votre terre, c’est votre vie. Vous partez travailler votre parcelle que vous partagez avec la communauté dans laquelle vous vivez. À votre arrivée, le chef de sécurité privée de l’entreprise d’huile de palme qui tente de s’accaparer vos terres est déjà sur place avec des travailleurs des communautés voisines. Ils vous narguent avec un ton provocateur et agressif.
Soudain, la police arrive et déclare qu’elle vient protéger le photographe de l’entreprise qui vous menace pour lui permettre de vous prendre en photo sans confrontation. Vous tentez d’expliquer le problème et, qu’au fond, c’est vous la victime !
Une dispute s’ensuit où chaque partie maintient sa position. Lorsque vous vous rendez compte que la confrontation pourrait devenir violente, vous décidez de rappeler à chacune des personnes de votre communauté présentes quelle est votre stratégie. Chacun se tranquillise et la discussion se poursuit. La police vous aide à trouver une solution…
Un dur combat pour les terres volées
Magali Grossenbacher a effectué en tout près de huit mois d’accompagnement et d’observation au Guatemala pour Peace Watch Switzerland et son partenaire local, ACOGUATE. Elle a régulièrement publié des articles dans le Journal du Jura que vous trouverez tous sur ce blog. Dans ce dernier, elle s’intéresse à la difficile question de la propriété de la terre.
Magali Grossenbacher, Journal du Jura, 24 juillet 2015
Las Pavas
J’ai essayé de résumer des situations qui sont immensément plus complexes en réalité que sur le papier, pardonnez-moi donc d’éviter certains détails, par mesure de sécurité autant que pour simplifier la compréhension.
PWS accompagne 5 communautés campesinas dans la région du Magdalena Medio: Las Pavas, El Garzal, Nueva Esperanza, El Guayabo et Bella Union. Toutes sont des communautés de paysans qui luttent pour leurs terres qu’on leur retire par la force et la violence. Leur lutte pacifique et non-violente pour leurs droits les plus stricts est appuyée par des associations de défense des droits humains, des avocats, des psychologues et des accompagnateurs internationaux. Malgré cela, leur situation reste précaire et leurs conditions de vie déplorables. Toutes subissent fréquemment des menaces voire des attaques directes et vivent dans une peur constante. Voici dans cet article le cas de l’une de ces communautés.
Guayabo al Guayabo[1] : de l’espoir à la désillusion
Le matin du 3 mars 2015, tout est en place. La communauté, pleine d’espoir, est réunie et l’un des leaders s’est rendu sur les berges du fleuve Magdalena Medio pour accueillir les représentants de la Defensoria del Pueblo de la région du Magdalena Medio, l’organe étatique chargé de surveiller le respect des droits de l’Homme et de favoriser leur mise en place. La communauté attend avec impatience cette réunion agendée suite à l’émission d’un avis de risque par la Defensoria concernant la communauté. « Enfin, enfin quelque chose de positif. Dieu sait ce qu’il fait ! C’est un signe que les choses commencent à changer ! », déclare l’un des leaders de la communauté. Malgré les appréhensions, on sent la motivation de la communauté et la bonne humeur règne.
Un Prix national de la Paix sans garantie
Opposition pacifique face à un projet d’exploitation minière
Le calme semble revenu dans la communauté de Nueva Esperanza, après 3 ans d’escalade de tensions entre ses habitants pacifiquement opposés à un projet d’exploitation minière et l’entreprise Minerales Victoria. Retour sur un des cas qu’accompagne l’ONG PROAH.
Nueva Esperanza est une communauté de 50 familles située au nord du Honduras, dans le Département d’Atlantida, bordant la côte caraïbe. Elle vit principalement des revenus de sa terre ainsi que des remesas, l’argent envoyé par les membres de la famille qui ont fait le dangereux voyage vers les États-Unis.







