Wiederaufnahme des Genozid-Prozesses

Die Journalisten stürmen plötzlich aus dem Saal. Es ist der 23. Juli 2015, und wir befinden uns im überfüllten Gerichtssaal in Guatemalas Strafgerichtshof. Vor Gericht steht José Efraín Ríos Montt, Staatschef während der blutigsten Zeit des internen bewaffneten Konflikts. 30 Jahre sind seither vergangen. Der greise General liegt zu Hause im Krankenbett und ist per Videokonferenz zugeschaltet. Auf der Anklagebank sitzt José Mauricio Rodríguez Sánchez, ex-Geheimdienstchef und Teil der repressiven Militärregierung unter Ríos Montt. Die Anklage lautet auf Kriegsverbrechen und Genozid.

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Das Huhn im Garten der Nachbarin

Die Erfolgsgeschichte einer Frauenorganisation

„Wenn das Huhn deiner Nachbarin in deinem Garten scharrt und deine Setzlinge zerstört, wirst Du es dann totschlagen oder mit einem Stein bewerfen, oder wirst du deine Nachbarin über den Zaun hinweg anschreien? Ist es nicht besser, Du gehst hinüber und sprichst mit ihr: ‘Por favor, könntest du nicht dafür sorgen, dass dein Huhn nicht meinen Garten zerstört.’“ Mit diesem Bild illustriert Doña Angelina die Geschichte der Frauenorganisation La Union in ihrem Dorf Santa Maria Tzejá.

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Vorbild Guatemala

Gestern habe ich an einem Forum über die Justiz im Übergang und die Straflosigkeit in Mittelamerika teilgenommen. Zwei Informationssplitter möchte ich mit Euch teilen: „Die letzten zwanzig Jahre war Guatemala immer das Schlusslicht im Umzug der mittelamerikanischen Staaten hin zu einer demokratischen Gesellschaft, und seit ein paar Monaten schauen wir verwundert nach Guatemala: Die erstarkende Zivilgesellschaft ist uns ein Vorbild geworden – was ihr hier bewegt habt, macht uns Mut!“ sagte ein mexikanischer Teilnehmer.

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Kriminalisierung von Menschenrechtsverteidigern in Huehuetenango

In diesem Jahr wurden bereits acht Verteidiger der Menschenrechte im Norden des Departaments Huehuetenango, Guatemala, in Untersuchungshaft genommen. Die politschen Gefangenen werden von unserer Partnerorganisation ACUGUATE begleitet.

ACOGUATE hat am 7. September einen Hintergrundartikel dazu geschrieben: http://acoguate.org/2015/09/07/criminalizacion-de-defensores-en-el-norte-de-huehuetenango/#more-2524

PWS, 28. 09. 2015

La violence édulcorée

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La Colombie, à nos oreilles européennes, résonne comme un mélange d’ombres furtives en camouflage se faufilant entre les arbres d’une jungle dense et menaçante, l’arme à la main et le regard cruel, de bombardements dans la gigantesque et grise capitale, de paquets de poudre blanche pourfendant toutes les frontières, toutes les limites de ce qu’on serait prêt à faire pour elle. La Colombie et la violence sont indissociables, elles sont presque synonymes. Dans l’imagination d’une personne qui n’a jamais vécu que la paix, un pays en guerre est une explosion sanglante, des rafales de mitraillettes, des pas précipités sur le gravier, des cris terrifiés, une peur et une insécurité constantes. La violence est totale, omniprésente et inévitable, ou elle n’est pas. Cette conception manichéenne de la guerre est bien éloignée de la réalité.

La Colombie offre une image tout à fait différente à l’ingénu fraîchement débarqué sur ses terres. Le développement urbain impressionnant, les tours immenses qui surplombent les villes de lumières, la musique entraînante qui accompagne les mouvements de hanches décontractés des gens marchant dans la rue, le sourire bienveillant du jeune homme qui vend des jus de fruits, les paysages splendides et variés, illuminés par un soleil fidèle, la bonne humeur générale, tout tend à prouver que les soucis guerriers ne plissent plus les fronts de ses habitants. L’enfant terrible serait-elle domptée ?

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« PUEBLO! PUEBLO! » – Cri d’un espoir commun encore vivant.

Vendredi 3 septembre 2015, les travailleurs de l’entreprise Aportes San Isidro ont brûlé la maison et tous les biens d’Eliodoro Mercado et de sa famille, habitants de la communauté de Las Pavas. Comment les communautés de paix réussissent-elles à maintenir leur stratégie de résistance non-violente face à ce harcèlement, s’interroge Tatiana, qui a accompagné la communauté en 2015.

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Travailleurs de Las Pavas se rendant sur leurs parcelles ©TRodriguez2015

Imaginez : vous êtes paysan et votre terre, c’est votre vie. Vous partez travailler votre parcelle que vous partagez avec la communauté dans laquelle vous vivez. À votre arrivée, le chef de sécurité privée de l’entreprise d’huile de palme qui tente de s’accaparer vos terres est déjà sur place avec des travailleurs des communautés voisines. Ils vous narguent avec un ton provocateur et agressif.

Soudain, la police arrive et déclare qu’elle vient protéger le photographe de l’entreprise qui vous menace pour lui permettre de vous prendre en photo sans confrontation. Vous tentez d’expliquer le problème et, qu’au fond, c’est vous la victime !

Une dispute s’ensuit où chaque partie maintient sa position. Lorsque vous vous rendez compte que la confrontation pourrait devenir violente, vous décidez de rappeler à chacune des personnes de votre communauté présentes quelle est votre stratégie. Chacun se tranquillise et la discussion se poursuit. La police vous aide à trouver une solution…

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Criminalisation des défenseurs dans le Nord de Huehuetenango

Au Guatemala, les leaders communautaires autochtones qui s’engagent pour le respect des droits de leur communauté prennent le risque d’être criminalisés. Ceci signifie que des plaintes pénales sont déposées contre eux, souvent sur la base de preuves fallacieuses. Certains se retrouvent en détention préventive pendant des mois.

ACOGUATE, notre partenaire auprès duquel trois Suisses-ses effectuent en ce moment des missions d’accompagnement international, accompagne certains d’entre eux dans le département de Huehuetenango, au nord du Guatemala. Un article fouillé vient de paraître qui décrit cette stratégie de criminalisation à l’image des cas de plusieurs défenseurs des droits de l’homme.

“Depuis le début de cette année, huit défenseurs des droits humains et de l’environnement du nord de Huehuetenango accompagnés par ACOGUATE se trouvent en détention préventive. Dans la cas du procès contre Saúl Méndez et Rogelio Velázquez, de Barillas, les débats publics oraux ont repris le 1er septembre 2015 dans le département voisin de Quetzaltenango. Les procès intentés contre Francisco Juan Pedro (Chico Palas), Adalberto Villatoro (Don Tello), Arturo Pablo Juan, et Ermitaño López (Don Taño), de Barillas, et Domingo Baltazar et Rigoberto Juárez, de Santa Eulalia, se trouvent dans la phase intermédiaire et les débats publics et oraux sont attendus dans les prochains mois. Dans aucun des cas, les juges n’ont octroyé la liberté conditionnelle aux accusés.”

Lire la suite de l’article (en espagnol): http://acoguate.org/2015/09/07/criminalizacion-de-defensores-en-el-norte-de-huehuetenango/

Un dur combat pour les terres volées

Magali Grossenbacher a effectué en tout près de huit mois d’accompagnement et d’observation au Guatemala pour Peace Watch Switzerland et son partenaire local, ACOGUATE. Elle a régulièrement publié des articles dans le Journal du Jura que vous trouverez tous sur ce blog. Dans ce dernier, elle s’intéresse à la difficile question de la propriété de la terre.

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Magali Grossenbacher, Journal du Jura, 24 juillet 2015 

Honduras

Légende © Renaud Vuignier/2015

Begleitung eines Menschenrechts-verteidigers bei seiner Rückkehr in seine Gemeinde, nachdem er sich zu seinem Schutz mehrere Wochen bei COFADEH aufgehalten hat ©Renaud Vuignier/2015

Im Sommer 2009 putschte in Honduras das Militär gegen den gewählten Präsidenten Manuel Zelaya. Das verarmte zentralamerikanische Land ist seither deutlich unsicherer geworden. Mit politischer Instabilität und zunehmender Gewalt hat sich auch die Menschenrechtslage gravierend verschlechtert. Schwere Verletzungen der Menschenrechte durch Sicherheitskräfte oder andere bewaffnete Akteure gehen einher mit Straflosigkeit. Politische Morde, Bedrohungen und Vertreibungen sind an der Tagesordnung.

PWS entsendet freiwillige Begleitpersonen in das Projekt PROAH (Proyecto de Acompañamiento Internacional en Honduras), welches durch seine internationale Präsenz MenschenrechtsverteidigerInnen einen gewissen Schutz gewährt.

Guatemala

Lors de..., ©DR

“Volksabstimmung” (consulta de buena fe) im Norden Guatemalas ©PWS 2007

Gewalt, Repression und Straflosigkeit sind in Guatemala an der Tagesordnung. Nur in etwa zwei Prozent der Fälle werden Tötungsdelikte in Guatemala aufgeklärt und die Schuldigen zur Rechenschaft gezogen. Diese weitgehende Straflosigkeit betrifft nicht nur die Verbrechen, die während des internen bewaffneten Konflikts von 1960-96 begangen wurden, sondern auch Übergriffe, Drohungen, Einschüchterungen und Morde, die heutzutage verübt werden. Menschenrechtsverteidiger, Gewerkschafterinnen sowie Kleinbäuerinnen und -bauern, die sich für ihr Land und ihre Rechte einsetzen, werden aufgrund ihres Engagements bedroht, attackiert oder gar umgebracht.

Unsere Partnerorganisation ACOGUATE erhält zahlreiche Begleitanfragen von Organisationen aus den Bereichen (1) Kampf für juristische Gerechtigkeit und gegen die Straflosigkeit, (2) Verteidigung von Land und natürlichen Ressourcen und (3) Arbeitsrechte und Gewerkschaften. Mit dem Instrument der Menschenrechtsbegleitung geben die internationalen Freiwilligen den Begleiteten ein Stück weit Schutz und Sicherheit und halten ihnen den Rücken frei für ihr wichtiges Engagement im Namen der Menschenrechte.

Peace Watch Switzerland entsendet jährlich zwischen drei und zehn Freiwillige unterschiedlichen Alters als Menschenrechtsbegleitende nach Guatemala, wo sie einen mindestens  dreieinhalb-monatigen Einsatz leisten.